My troc.fr : quand le troc est remis au goût du jour - Du rebloch' et des copains
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My troc.fr : quand le troc est remis au goût du jour

Imaginez, créer un nouveau modèle économique, alliant technologies (comme l’a fait Air B&B ou Netflix),  et valeurs écologiques, éthiques. Une entreprise rentable qui respecte l’être humain et son futur. Ils l’ont fait ! La semaine dernière nous interviewions Floriane Addad, CEO de mytroc.fr. 

My troc est une plateforme d’échange 100% gratuite, de dons et de prêts, fondée en 2015 par Floriane et Célia. Elles s’associent très rapidement avec un  développeur, qui l’aide à créer l’entreprise et le site internet. 

My troc c’est aujourd’hui 200 000 utilisateurs dans toute la France, 188 587 annonces, 3 903 197 noisettes en circulation sur le site. 

Quels sont vos objectifs ? 

Cette plateforme a pour objectif de réduire la surconsommation, le gaspillage, et de faire des économies. En effet, en plus d’être éthique, My troc est une bonne solution pour aider les personnes en situation de précarité. Cette plateforme est totalement gratuite, les données ne peuvent pas être revendues. 

C’est aussi un facteur de lien humain, beaucoup de gens parlent de My troc comme un réseau social, de rencontres et d’entraide. 

« Soit les gens s’échangent directement quelque chose  contre autre chose, soit ils utilisent la noisette »

Qu’est ce que la noisette ?

C’est une monnaie éthique, générée par les actes de consommations solidaires et responsables des utilisateurs, elle sert à faciliter les échanges.

Grâce à cette noisette, les utilisateurs de My troc ne sont pas dans l’obligation de rendre un service ou un bien en échange d’un autre mais peuvent « régler » directement en noisette.

C’est une monnaie dite privée, elle n’est ni convertible en euros et ni spéculative. Elle a été créé ainsi pour rester dans les valeurs éthiques de l’entreprise. Les règles d’attribution sont les mêmes pour tout le monde afin que cela reste tout à fait équitable.

Qui utilise la noisette ? 

En plus des particuliers et des entreprises, des marques partenaires (écologique, bio, vegan ou zéro déchet) ainsi que des structures culturelles proposent elles aussi des produits en « noisettes » (musée, festival etc). 

Mais alors, comment l’entreprise gagne-t-elle de l’argent ?

 

« Généralement, on a des démarches écolos chez nous, c’est bien, mais c’est important de les avoir sur son lieu de travail aussi »

 

Ils dupliquent leur modèle et leur impact au sein de grands groupes d’entreprises et d’administrations. C’est le même système que sur le site mais à plus grande échelle et entre professionnels au travail. 

 

 

Ainsi les employés peuvent échanger du matériel professionnel entre différents services. Cela va de la cartouche, à la lampe, la chaise…

“La SNCF c’est 23000 employés inscrits, 1,5 millions d’euros économisés et de 20 000 tonnes de matériel sauvé de la benne !”

 

Comment utiliser la plateforme ?

« C’est très simple ! »

 

  1. On s’inscritAu dépôt de sa première annonce, on reçoit une unité « noisette ».  (monnaie éthique)
  1. On propose ce que l’on a à proposer (un savoir, une compétence, des objets dont on a plus l’utilité etc) ou alors on peut aussi rechercher.

 

« C’est comme le principe du bon coin mais sans argent. Ils ont remis le troc au goût du jour avec la technologie actuelle  »

 

Visez-vous l’international ?

Cette plateforme est nationale, Floriane et son équipe cherchent l’international grâce à la version mobile qui sortira prochainement. Ils vont moderniser le graphisme et la structure de la plateforme. Même si l’univers des noisettes et des écureuils resteront, un changement s’opérera pour toucher une plus grande diversité de personnalités (étudiants etc). L’application aura également plus de fonctionnalités.

« On vise l’international, ça ne sera pas encore traduit mais en tout cas dans les pays francophones »

 

 Avez-vous eu des moments de doutes ? 

«  Il y a eu des moments d’angoisses vraiment profondes »

Ils n’avaient pas, à la base,  de “bons modèles économiques”, c’est-à-dire un modèle rentable qui gardait les valeurs qu’ils avaient fondées. Ils ont dû le chercher, cela a été très compliqué pendant trois ans. Mais aujourd’hui, cinq ans plus tard, ils sont sept salariés et l’entreprise commence à s’agrandir. 

Quel est le produit le plus original échangé ?

« On trouve vraiment de tout, entre les robes de mariés, des bouts d’os de dinosaure, pots de capuchons à moutarde…. il y a eu trop de trucs de dingue ! »

 

Ici tu trouveras le lien du site internet : https://mytroc.fr

Rejoingnez les sur Facebook : https://www.facebook.com/mytroc.fr

Et sur instagram : @mytroc.fr

 

 

On espère que cette interview t’as plu, nous on adore le concept ! Floriane nous a prouvé qu’il est possible d’entreprendre de manière éco-responsable en inventant un modèle économique qui n’existait pas auparavant. Cette conversation téléphonique fût plus qu’enrichissante.  Et nous on se donne rendez-vous mercredi prochain pour de nouvelles aventures 😉

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